Tout à y gagner.

avril 30, 2009 § 5 Commentaires


Lost et Battlestar Galactica sont deux succès récents du petit écran. Apparemment peu de choses en commun entre ces deux séries. La première relate les étranges péripéties de plusieurs survivants d’un crash aérien sur une île qui n’a de déserte que le nom, la seconde l’histoire d’une humanité décimée, acculée par les machines  et errant dans l’espace.

Cependant, un certain parallèle et une certaine actualité de ces deux scénarios est décelable. La situation post-apocalyptique confronte les personnages à des problèmes que notre mode de vie a complètement écarté : la recherche de nourriture ou d’eau, la lutte pour la survie en général. Les scénaristes prennent ainsi plaisir à imaginer les réactions d’individus auquel le spectateur peut s’identifier et qui se retrouvent confrontés aux situations finalement les plus éloignées de notre vie quotidienne. Le format propre aux séries télévisée permet d’en observer les évolutions.

Est-ce la perspective d’un « jour d’après » qui les  pousse à mettre ainsi en scène la pénurie?

Nicolas Hulot, dans son habituel mais non moins important rôle de « sonnette d’alarme » écologique, met clairement en garde les pays développés contre les risques, bien présents, du changement climatique. Au delà des désastres écologiques qui mettent en péril notre survie, les risques d’ensauvagement (selon la thèse de Thérèse Delpech) seraient réels. Un dramatique retour en arrière donc, probablement accompagné d’une augmentation  des conflits à échelle régionale.

Faut il craindre un désastre écologique?

J’en suis persuadé. Pour les plus sceptiques, reprenons l’argumentaire pascalien concernant  l’existence de Dieu pour l’appliquer au cas présent: agir en prévision d’un danger écologique globalisé ne peut être que positif. Le réchauffement climatique est un phénomène réel? Agir à temps et en conséquence permettra de préserver un environnement et des sociétés de catastrophes écologiques et humanitaires. Ce n’est qu’une chimère? Les améliorations localisées de l’environnement auront de toute façon eu des conséquences positives, sans parler de l’intérêt économique de renouveler les outils de production et les biens de consommation (la fameuse croissance verte!).

Tout à y gagner, rien ou peu à y perdre donc.

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